Les estampes japonaises et l’impressionnisme, le cas de Claude Monet

Utagawa Hiroshige, À l'intérieur du sanctuaire Kameido Tenjin, estampe, 39x26 cm, 1856, musée de Brooklyn, New York.  Source: Wikipedia. Licence: Réutilisation autorisée sans but commercial

Utagawa Hiroshige, À l’intérieur du sanctuaire Kameido Tenjin, estampe, 39×26 cm, 1856, musée de Brooklyn, New York.
Source: Wikipedia. Licence: Réutilisation autorisée sans but commercial

          Nous avons abordé dans notre précédent article le « voyage » dans sa dimension conceptuelle, où le visiteur laissait vagabonder son esprit face au spectacle paisible des Nymphéas. Néanmoins, le terme du « voyage » peut aussi évoquer les influences étrangères par des pays comme le Japon dans les peintures impressionnistes. Ainsi, nous aborderons l’influences des estampes japonaises sur les impressionnistes et plus particulièrement dans les œuvres de Claude Monet. Sa fascination pour ces estampes est telle que l’on compte à la fin de sa vie un total de 231 estampes (cette collection a été intégralement léguée à l’Institut des Beaux-Arts par son fils Michel Monet).

          L’Extrême Orient et surtout le Japon vont être une source d’inspiration très riche pour les peintres européens. Cette influence artistique venue du Japon a débutée avec l’ouverture de Meiji (les échanges sont plus aisés et nombreux) mais c’est surtout lors des expositions universelles à Londres (1862) et Paris (1867, 1878 et 1889) que les peintres peuvent admirer les œuvres de ces artistes japonais. Certains pavillons y exposent des estampes d’artistes comme Hokusai, Utamaro ou encore Hiroshige, membres de l’Ukiyo-e.
Il faut également mentionner l’influence des collectionneurs comme Charles Baudelaire, Théodore Duret ou encore Félix Bracquemond, mais aussi le rôle des frères Goncourt qui publient en 1896 un ouvrage sur Hokusai et par là participent à la diffusion des œuvres de l’Ukiyoe.
Les œuvres d’art nippones vont ainsi se diffuser dans toute l’Europe. Les estampes japonaises vont amener les peintres puis les graveurs européens à appréhender la couleur, le format et la perspective (ou son absence) de façon renouvelée. Lire la suite

Publicités

Au commencement de l’oeuvre de Van Gogh, l’art d’Hiroshige

"Oliveraie", Vincent Van Gogh, huile sur toile, 1889, 92 x 72, 5 cm Collection du Museum of Modern Art, New York Source : Wikipedia, lien url, 25/04/15

« Oliveraie », Vincent Van Gogh, huile sur toile, 1889, 92 x 72, 5 cm
Collection du Museum of Modern Art, New York
Source : Wikipedia, lien url, 25/04/15

Vincent Van Gogh, peintre impressionniste néerlandais, est sans doute l’un des artistes les plus connus du XIXe siècle. Tout a sans doute déjà été dit sur sa peinture : la déraison et le tourment qui caractérisent son oeuvre, sa schizophrénie, ses crises de délire et d’hallucinations, autant de critères qui ont des conséquences directes sur son style. Pourtant on en vient souvent à oublier l’essentiel : l’impact considérable d’un art venu d’ailleurs sur l’ensemble de son oeuvre. Ainsi, une approche plus traditionnelle de sa peinture permet de constater avant tout que ses références vont se tourner vers un art qui est le contraire de celui qu’il a produit : celui de Hiroshige. Un art dont toute la philosophie repose sur la solidité, la composition, la sérénité, le voyage et la paix intérieure. Lire la suite